Située en bordure de mer, à 4 km à l’ouest de l’embouchure du Strymon, la ville antique d’Argilos occupe la colline dite « Palaiokastro ». Avec une acropole culminant à 80m d’altitude, cette colline est isolée par des ravins sur les côtés ouest et nord et descend en pente douce vers la mer du côté sud-est. Le site d’Argilos fut identifié par P. Perdrizet en 1883. Ce chercheur s’était fondé sur les écrits d’Hérodote, qui racontent que lorsque les Perses traversèrent le Strymon, en route vers la cité d’Athènes qu’ils voulaient conquérir, la première ville qu’ils rencontrèrent fut Argilos. Le site fut revisité par P. Collart et P. Devambez en 1930 mais aucune fouille ne fut entreprise. À la fin des années 70, quelques tombes de la nécropole d’Argilos ont été fouillées par le service archéologique grec. Les recherches systématiques n’ont toutefois débuté qu’en 1992, par une équipe conjointe de chercheurs grecs et canadiens.

Vue d'ensemble du site et de l'acropole

Vue d’ensemble du site et de l’acropole

La mission archéologique gréco-canadienne d’Argilos est un vaste projet de collaboration entre l’Éphorie des Antiquités Préhistoriques et Classiques de Kavala et l’Université de Montréal. Sous la direction de Zisis Bonias et de Jacques Perreault, la mission accueille chaque année une vingtaine d’étudiants canadiens et européens, assistés d’ouvriers qualifiés et de chercheurs spécialisés dans divers domaines de l’archéologie grecque (architecture, céramique, numismatique, etc.). Les résultats des recherches sont publiés dans des revues scientifiques grecques et étrangères et plusieurs conférences ont été données tant en Europe qu’en Amérique.

Vue aérienne du secteur sud-est

Vue aérienne du secteur sud-est

 

Vue aérienne du front de mer

Vue aérienne du front de mer